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MICHEL ROGNON dit LAROCHE (1639-1684) suite... |
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NOTE: Cet article comporte trois parties: 1) Soldat du régiment de Carignan-Salières 2) Michel Rognon demeure au Canada 3) Michel Rognon et Marguerite Lamain Michel Rognon demeure au Canada Selon l’historien Chartrand, après la victoire de septembre 1666 sur les Iroquois ceux-ci négocient une paix et le traité est signé en juillet 1667. Il est permis de croire que Michel Rognon avait choisi, au début de l'année 1667, de demeurer en Nouvelle-France pour y fonder une famille. En effet, le 20 mars 1667 il accepte une concession de Jean Bourdon, seigneur de Dombourg, et signe, à Québec, un contrat sous-seing privé devant le notaire Romain Becquet agissant comme secrétaire. Cette transaction est inscrite au registre des contrats émis par le notaire Becquet, mais nous n'avons pu retracer ce document. Pourquoi choisir Dombourg, devenu plus tard Neuville Jean Bourdon est seigneur de St-François et de St-Jean à Québec. La compagnie de Monteil étant cantonnée à l’île d’Orléans après la bataille de septembre 1666, on peut donc penser que le seigneur Bourdon a sûrement tenté de trouver des censitaires pour mettre en valeur sa nouvelle seigneurie de Dombourg. Son épouse Anne Gasnier étant elle-même native de St-Germain-l’Auxerrois, a peut-être influencé la décision de Michel Rognon d’accepter une concession de son époux. De plus, le voisin immédiat de Michel Rognon, Charles Delaurice, est également originaire de St-Germain-l'Auxerrois. Aussitôt après son licenciement, en 1668, Michel se rendit sur sa terre de « deux arpents, trois perches et sept pieds de front sur le fleuve St-Laurent et quarante arpents de proffondeur dans les terres a commencer a la haute maree et finir a la fin desdits quarante arpents de proffondeur, voisin de Charles Davau dit Laplante et Charles Deloris. » "La seigneurie de Neuville est distante de Québec de sept lieues en montant, située le long du grand fleuve au côté du nord". Vue montrant la terre de Michel Rognon en 1668 sur le nouveau cadastre.(Cliquer dessus pour l'agrandir) Nous sommes raisonnablement certain que la partie encadrée en rouge représente bien la terre de Michel Rognon parce que la largeur du terrain appartenant en 2015 à Daniel Nadeau de Rouyn-Noranda (signet 1), correspond presque exactement avec celle citée dans l'acte du notaire Romain Becquet du 20 mars 1667 soit « deux arpents, trois perches et sept pieds de front sur le fleuve St-Laurent et quarante arpents de profondeur dans les terres a commencer a la haute marée et finir a la fin desdits quarante arpents de profondeur, voisin de Charles Davau dit Laplante et Charles Deloris. » En mesure moderne, cela correspond à 136,76 mètres alors que sur le nouveau cadastre la largeur du terrain Nadeau est de 137,98 mètres soit une différence de 1,22 mètres (0,9 %) seulement. La profondeur de 40 arpents correspond à 2339 mètres en mesure moderne, sur le cadastre on mesure 2460 mètres, soit une différence de 121 mètres (5,2 %). Ces différences sont minimes et proviennent probablement de l'incertitude des mesures à l'époque. La partie située au nord de la voie ferrée appartient aujourd'hui en 2015 à une résidente de Québec. Fernand Laroche, à la page 143 de son livre, y publie la photo de la maison sise au 52 Route 138 qui se trouverait en plein milieu de l'ancienne terre de Michel Rognon. Vue montrant l'emplacement de la terre de Michel Rognon sur Google Earth.(Cliquer sur l'image pour l'agrandir)
On
voit que la limite Nord du terrain Nadeau est le tracé de l'ancienne voie
ferrée, qui est maintenant un chemin ou sentier pédestre dans la réserve
écologique Léon-Provancher. Il est probable que ce chemin est un vestige du
chemin du roi qui longeait autrefois le fleuve St-Laurent. La frontière entre Neuville et St-Augustin-de-Desmaures
est indiquée par une ligne verte. On remarque qu'il y a un champ qui est situé
en partie à St-Augustin et en partie sur Neuville. Si on commence à compter les
champs à partir de là, on constate que la terre de Michel Rognon est la
septième, de là peut-être le numéro 7 dans l'ancien cadastre? N-B-
Ces deux paragraphes et les 2 illustrations ont été ajoutés par Georges
Vaillancourt en 2018" En 1672, le fils de Jean Bourdon, Jean-François Bourdon, devenu seigneur de Dombourg à l'âge de 21 ans, reconfirme toutes les concessions accordées par son père. Celle de Michel Rognon fut ratifiée le 30 mai 1672, devant le notaire Gilles Rageot. La rente annuelle est de « une livre cinq sols et deux bons chapons, payable au jour de saint Martin d'hyver et six deniers de cens.» Dans le contrat, il est aussi mentionné que Michel a le droit de pêche et qu'il devra remettre au seigneur «la tranttieme partye de tout le poisson quil peschera en sa pesche, lesdyts cens et rente portant lots et ventes saisines et amandes suyvant la coustume de Paris suivi en ce pays ensemble une poulette de l'année et un denier ausy de cens et rentes seigneuriale » Avec l’énergie de ses 28 ans, il travaille sans doute très fort pour défricher, construire une habitation, et cultiver la terre dans l’espoir d’y amener une épouse qui lui donnera une famille nombreuse. Partie 3) Michel Rognon et Marguerite Lamain |
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