Association des
Familles Laroche et Rochette Inc.

Joseph Rognon dit Laroche, 3e génération

      Joseph Rognon dit Laroche est né le 3 novembre 1708 à Neuville. Fils de Louis Rognon et de Marie-Anne Grenon. A 3 ans, il demeure à St-Antoine de Pade (Tilly). Puis à 10 ans il devient orphelin de père. Et à 13 ans, sa mère épouse Jacques Baron, par lesquels il sera élevé jusqu'à son départ du foyer familial en 1728.

      Le 19 juin 1730 il épouse Marie-Françoise Croteau, fille de Charles Croteau et de Marie-Suzanne Dion. Charles Croteau (1682-1745) est fils de Vincent Croteau de de Jeanne Godequin. Il est donc frère du voisin Louis Croteau qui était marié le 22 novembre 1695 avec Marie-Louise Bordeleau. Charles Croteau avait perdu sa première femme dans une noyade. Il se remaria le 13 octobre 1710 avec Marie-Suzanne Dion (1692-1752), fille de Philippe Dion et de Suzanne Métayer. Marie-Françoise Croteau est née de ce mariage en 1715. Charles Croteau avait fait son testament le 11 juin 1745 dont je n'ai pas le contenu, et il est décédé le 19 juin suivant. Son frère Louis est décédé le 19 mai 1747.

      Avant de se remarié, Joseph avait d'abord obtenu une concession dans le 2e rang de St-Antoine. C'était le 28 février 1728. C'était la seigneuresse veuve Legardeur qui lui concéda cette terre. La terre avait 3 arpents de front par 30 arpents de profondeur, entre la terre de Joseph Baron et celle de Dumas.

Joseph avait le droit de chasse mais aussi plusieurs obligations. D'abord il devait tenir "feu et lieu", défricher et cultiver la terre, secourir les voisins, faire et entretenir les chemins qui passeront sur la terre pour l'utilité publique, la seigneuresse se réserve le bois de chênes qui pourrait être utile pour la seigneurie, Joseph devra porter ses grains pour moudre au moulin seigneurial, payer ses cens et rentes seigneurials le 1 novembre de chaque année, soit la somme de 3 bons chapons vifs ou 20 sols avec 4 livres 13 sols (argent de France), de planter le 1 mai avec les autres habitants (un arbre) chaque année à la porte du manoir seigneurial de 40 à 50 pieds (arbres) sinon amende de 2 livres "à moins d'être malade où d'être dégrailler par le mauvais temps".

      Finalement Joseph Rognon ne gardera pas cette terre longtemps. Le 4 mai 1729, il vend cette terre à son beau-père Jacques Baron. Joseph n'avait pas payé ses cens et rentes seigneurials. Joseph vendit cette terre au prix de 60 livres payable à la St-Michel prochain.

      Le 18 juin 1730, Joseph Rognon passe un contrat de mariage avec Marie-Françoise Croteau dans la maison de Charles Croteau à la seigneurie Duquet (Maranda). Etaient présents du côté de Joseph, Jacques Baron son beau-père et sa mère Marie-Anne Grenon, Jean Baron et sa femme Marie-Louise Rognon, André et Jean Bergeron oncle maternel et Jacques Baron père et amis. Et du côté de Marie-Françoise il y avait ses père et mère, son frère Charles, son oncle Louis Croteau, son oncle François Dion sa cousine Angélique Croteau ainsi que Germaine, Jacques et Angélique Houde. Le mariage est en communauté de biens. La dot est de 200 livres. Si l'un meurt, l'autre garde son linge et harde à son usage avec un lit garni. Charles Croteau leur donne une terre de 3 arpents de front sur 40 arpents de profondeur entre Pierre Croteau oncle et lui-même en échange de la future succession.Le mariage a lieu à St-Antoine de Tilly le lendemain.

 Enfants de Joseph Roqnon et de Marie-Francoise Croteau

 1- Marie-Joseph Rognon née le 29 septembre 1731 à St-Antoine Tilly et décédée jeune

 2- Louis-Joseph Rognon né le 30 août 1733 à St-Antoine Tilly, décédé vers 1782, inventaire des biens du 23 au 25 mars 1782 par notaire  B.Planté et vente des biens les 25 et 26 mars 1782 par le notaire B.Planté.   Marié 13 février 1757 Lotbinière avec Marie-Josephe Faucher dit Châteauvert.

Enfants:

-Joseph Laroche né 10 février 1758 Ste-Croix Lotbinière, décédé 10 février 1758 Ste-Croix Lotbinière

-Marie-Geneviève Laroche, marié 7 novembre 1786 Ste-Croix Lotbinière, Charles Lemay

-Marie-Madeleine Laroche née 13 mars 1764 Lotbinière

-Marie-Catherine Laroche, marié 26 août 1794 Ste-Croix Lotbinière, Joseph Boisvert

-Joseph Laroche, marié 10 novembre 1798 Bécancour, Marie Choret

-Marie-Antoine Laroche née 28 octobre 1765 Lotbinière, mariée le 19 février 1787 à Bécancour, avec Alexis Bourbeau-Verville

-Marie-Josephte Laroche,  mariée le 23 juillet 1787  à Bécancour avec Louis Mailhot.

-Antoine Laroche

            1°mariage le 20 mai 1807 à Bécancour avec Josephe Marchand

            2°mariage le  à 26 février 1816 à Bécancour avec Marie Mailhot

-François Laroche,  marié le 6 octobre 1794 à Bécancour avec Jean-Baptiste Gauthier

3- Louis-François Rognon né le 12 mars 1735, à Ste-Croix Lotbinière, décédé vers janvier 1813. Il est notre aïeul (voir 4e génération). Il a été souvent confondu avec son frère Louis-Joseph. Dans les registres notarié, il porte le nom de Louis-François avant son mariage. À son mariage on lui donne le nom de Louis-Joseph, d’où la confusion. Ensuite on le nomme Louis Rognon, et après le décès de la première épouse on l’appelle Louis Laroche dans les actes notariés, mais Louis Rognon dans les actes civiles jusqu’à la fin du 18e siècle. Ensuite il garde le nom le Louis Laroche.

      1- mariage le 16 janvier 1758 à St-Antoine Tilly avec Marie-Josephte Houde

      2- mariage le 19 août 1776 à St-Louis Lotbinière avec Marie-Geneviève Beaudet.     

4- Marie-Françoise Rognon née le 27 janvier 1737 à St-Antoine Tilly et décédée après 1812, mariée le 21 janvier 1759 St-Antoine Tilly avec François Houde dit Desruisseaux décédé avant le 3 avril 1812. 

5- Marie-Angélique Rognon née le 3 novembre 1738 à St-Antoine Tilly et  décédée le 7 avril 1825 à St-Antoine Tilly,  mariée le 10 janvier 1757 à St-Antoine Tilly avec Jean-François Houde dit Desruisseaux, né 22 février 1734 Ste-Croix et décédé 15 février 1797 à St-Antoine Tilly

 6- Marie-Louise (Elisabeth) Rognon née le 5 mars 1741 à St-Antoine Tilly, décédée vers 1769 où avant. Marié le 15 novembre 1756 à St-Antoine Tilly avec  Jacques Croteau, né 28 octobre 1734 à St-Antoine Tilly et  décédé en 1782.  Il devint propriétaire de la terre ancestral des Croteau le 25 mars 1754. Il se remaria le 10 novembre 1770 à St-Nicolas avec Marie-Josephte L'Aîné-Laliberté.

Enfants:

-Marie-Louise Croteau née 23 janvier 1762 à St-Antoine Tilly

 -Jacques Croteau né 22 août 1758 à St-Antoine Tilly

7- Jean-Baptiste Rognon né le 17 avri1 1743 à St-Antoine Tilly et décédé  10 avril 1807 à Ste-Croix de Lotbinière. Marié vers 1764 avec Brigitte Duquet, née 3 juillet 1745 à Ste-Croix et       décédée 3 avril 1798 à Ste-Croix à l'age de 48 ans.

Enfants:

-Marie-Brigitte Laroche née 25 novembre 1765 à Ste-Croix de Lotbinière

-Thérèse Laroche née 1777, décédée 15 juin 1799 à Ste-Croix de Lotbinière, à 22 ans.

-Benjamin Laroche,   marié le23 septembre 1793 à Ste-Croix de Lotbinière avecAngélique Martel

 -Jérôme Laroche, marié 27 juillet 1795 à Ste-Croix de Lotbinière, avec Marie-Madeleine (Hélène) Genest-Labarre. Son fils Gabriel s'établi à Warwick en 1834 sur le lot 312 sur la route 5 à un mille du village vers Arthabaska. Il épousa Clémentine Desruisseaux. Ils eurent 13 enfants et 6 de ses garçons s'établirent à Warwick

-Angèle Laroche,  mariée le 13 avril 1807 à Ste-Croix de Lotbinière avec Magloire Croteau

-Joseph Laroche,  marié le 20 novembre 1815 à Ste-Croix de Lotbinière avecAngèle Dussault.

8- Françoise Rognon, née le 5 mai 1745 à St-Antoine de Tilly, décédée le 14 mars 1806 à St-Antoine de Tilly,  mariée le 16 mai 1763 à St-Antoine de Tilly avec Pierre-François Marot, né 2 décembre 1735 et décédé le 22 novembre 1805 à St-Antoine de Tilly 

9- Charles Rognon, né le 26 janvier 1747 à St-Antoine de Tilly et  décédé le 26 octobre 1747 à St-Antoine de Tilly 

10- Véronique Rognon, née le 21 janvier 1750 à St-Antoine de Tilly et décédée le 9 juin 1786 à St-Antoine de Tilly

1° mariage le 6 février 1769 à St-Antoine Tilly  avec Joseph Houde né 15 février 1740 et décédé le 5 septembre 1786, veuf de Thérèse Cloutier qu'il avait épousée le 10 août 1767 à St-Nicolas.  Fils de Simon Houde et de Madeleine Morissette.

Enfants:

-Marie-Louise Houde, mariée le 17 février 1794 à St-Antoine de Tilly avec Louis Croteau

-Marie-Véronique Houde, mariée le 18 octobre 1790 à Ste-Croix de Lotbinière avecJoseph Houde

11- François Rognon,  né le 27 juillet 1752 à St-Antoine de Tilly, décédé le 15 juin 1755 (noyé dans un puits) à St-Antoine de Tilly. On dit noyé dans une fontaine dans le registre.

 

      Le 26 août 1734, Joseph Rognon ratifie la vente de terre qu'il a faite à Jacques Baron en 1729, étant donné qu'il a maintenant l'âge de majorité. Ensuite voici ce que Jacques Baron fait de cette terre le 8 mai 1737. Il échange cette terre du 2e rang avec les quatre frères Joseph, Louis, François et Antoine Rognon, contre leurs portions de terres héritées de la succession de leur défunt père Louis Rognon, ainsi que dans la succession future de leur mère Marie-Anne Grenon.

      La même journée, Joseph et Antoine Rognon vendent leurs portions de terre à leur frère François Rognon. François devra payer à son frère Joseph la somme de 200 livres, somme qu'il payera en travail, c'est-à-dire défricher et nettoyer 4 arpents de terre afin d'être prête pour la charrue, et ce en cinq années. François fera un arpent par année, à commencer l'année prochaine. François lui donnera aussi un livre pour les épingles. Et pour ce qui est de Antoine, François lui payera la somme de 200 livres et 7 minots de blé lorsque son frère Antoine sera parvenu à l'âge de majorité.

 

Recensement des seigneuries Tilly, Maranda et Bonsecours en 1737

       Dans ces seigeuries il y avait une église, presbytère et curé, un moulin à blé et un moulin à scie dont la construction remonterait vers 1725 et appartenant à Charles Croteau, beau-père de Joseph Rognon. Il y avait 75 familles ayant 428 habitants. Il y avait 1484 arpents de terre en valeur, 100 arpents en prairie, 5493 minots en blé, 30 minots en blé d'Inde, 150 en pois, 2218 en avoine, 50 en orge, 510 en tabac et 878 en lin. Il y avait 78 chevaux, 354 bêtes à corne, 302 moutons, 212 cochons, 73 armes à feu et 3 épées.

      Le 17 février 1741, Joseph Rognon reçoit quittance de son frère François. François lui a bel et bien fait les 4 arpents de terre.

      Le 18 août 1743, Joseph reçoit la somme de 50 livres en parfait règlement de la succession de son père Louis Rognon, et de la succession future de sa mère Marie-Anne Grenon.

      Le 17 avril 1749, Marie Dion maintenant veuve de Charles Croteau, donne à son fils Louis Croteau et à son gendre Joseph Rognon. Marie Dion donne tout sauf sa maison de bois pour y demeurer. La donation comprend la terre, la grange, une maison de pierre et de bois, une écurie-étable, un moulin à scie. Le même jour Joseph Rognon et sa femme Marie-Françoise Croteau vendent à Louis Croteau leur part de bâtiment ainsi ce qui pourrait leur revenir suite au décès de Marie Dion. Joseph Rognon se réserve seulement de scier cette année au moulin tout le bois qu'ils ont présentement. Puis Louis Croteau devra verser à son beau-frère Joseph Rognon la somme de 150 livres, soit la moitié à la Ste-Anne prochain et l'autre moitié à la St-Louis prochain.

      Ce Louis Croteau était marié le 27 janvier 1738 à St-Antoine de Tilly avec Marie-Françoise Houde, fille de Jacques et Marie-Jeanne Denevers.

      Suite à cette donation, Joseph Rognon a agrandi sa terre de 2 arpents de front supplémentaire ainsi que quelques autres terres dans les environs comme on le verra dans son inventaire.

      Joseph Rognon était présent à l'encan des biens de Jacques Baron, époux de sa mère. A cet encan il a acheté un seul article, l'épée.

 

Décès du couple

       Joseph Rognon est décédé le 11 novembre 1754. Il est inhumé à St-Antoine de Tilly. Marie-Françoise Croteau est décédée 2 mois plus tard le 25 janvier 1755. Ils laissèrent dans le deuil 9 enfants dont le plus jeune a seulement 2 ans et qui meurt noyé dans un puits en juin 1755. Ainsi 8 enfants seront héritiers de la succession de Joseph Rognon et de Marie-Françoise Croteau.

Inventaire des biens

       Le 2 juillet 1755 au matin, on procède à l'inventaire de leurs biens. Les huit enfants sont: Louis-Joseph Rognon âgé d'environ 22 ans, Louis-François 21 ans, Marie-Françoise 18 ans, Marie-Angélique 17 ans, Marie-Louise 14 ans, Jean-Baptiste 12 ans, Françoise 10 ans et Véronique 7 ans. François Rognon oncle des 8 enfants est nommé tuteur et Louis Croteau est nommé subrogé tuteur. On utilise les enfants Louis-Joseph, Louis-François et Marie-Françoise pour aider à faire l'inventaire. Puis ceux qui ont évalué les biens sont Jacques Houle aide major des milices et Charles Dubois et en présence de Jacques D’Estrade, maître d’école qui a signé le document.

      Premièrement dans la maison, il y avait une moyenne marmite de potein avec son couvercle aussi de potein, une grande marmite de potein avec son couvercle, 1 autre grande marmite de potein avec son couvercle de taule, 1 grand chaudron de fer, un petit chaudron de fer, un moyen chaudron de fer dont la moitié appartient à Louis Croteau, une scie de refendre dont la moitié appartient à Louis Croteau, un plaine, un peigne à lansé la filasse, 1 cannelier [vendu avec le métier à toile], une pelle de fer, 3 haches, une bonne hache, 3 autres bonnes vieilles haches, 2 vieilles pioches et 1 vieille tille ronde à bois, 1 vieille cuvette, 3 vieux sceaux, 1 vieux petit sciot monté, 1 poêle à frire, 1 vieux gril, 1 vieille poêle à frire, et 1 vieille marmite, 2 vieux barils, 2 vieilles tinettes et 1 vieux sceau, 2 paniers et une manne, 1 vieux baril à huile, 1 vieux demi minot, 4 grands plats d'étain, 2 moyens, 1 bassin d'étain, 17 assiettes d'étain et 1 louche d'étain, 20 cuillères d'étain et 20 fourchettes de fer avec leur panier pour les mettre, 2 cruches de grain et l'âtre de terre, 2 gobelets d'étain, 1 chopine, 1 tasse et 1 entonnoir de fer blanc, 3 pots de terre et 1 assiette de terre faïllancée, 8 vieilles faucilles, 1 vieille tille à bois, 8 fers à cheval, 1 cheville de charrue et 2 crochet de rouet, 1 rouet à filer neuf, 2 vieux rouet à filé, 1 autre rouet avec 1 vidoir, 1 vieille lampe de fer, 1 vieux sac et 1 panier, 5 terrines, 2 plats de terre tant bon que mauvais.

      Suit les hardes et linge: une vieille cape de camelot, une cape de marseille à homme, un vieux chapeau et deux paires de bas, un capot de droguet, une veste de penchenais, une paire de culotte de pans, un vieux capot, veste et culottes de panchenais, un habit de drap blanc, une veste de panchenais croisé, une paire de culottes de coton, un vieux capot de tirtesse, 2 gilets de droguet, 2 gilets de carisse, un bonnet et un gilet de carisse le devant de calmande, une paire de bas St-Maint et une paire de soulier, 6 chemises à femme de grosse toile, 5 vieille chemise à femme, 3 draps de grosse toile, 3 autres draps de grosse toile dont 2 vieux bons et un vieux, 8 livres de fil à toile, une vieille robe de crépon, une autre robe de crépon bonne, une vieille robe de crépon cannelle, une vieille cape de camelot gris, 3 jupons un de calmande un de coton et l'autre de crépon, un mantelet de petit satin rayé, un vieux mantelet de petit satin rayé, un mantelet de toile peinte, une jupe de droguet croisé neuve, 4 vieilles jupes 2 de droguet une de carisse et l'autre de flanelle, 3 vieux mantelets de droguet, 2 autres mantelets un de calmande et l'autre de crépon, un habit à enfant de droguet, une paire de bas et une paire de soulier à femme, une chemise à homme de toile blanche, une vieille manne d'éclisse avec une vieille ceinture et une blague, une vieille couverte à berceuse, 5 bouteilles de verre, 4 nappes de grosse toile, 4 vieilles poches.

      Dans le grenier s'est trouvé: 2 dossières et une poulie, 2 paires de vieilles raquettes, 10 livres de fillasse peignée, 80 livres de fillasse non peignée, 7 autres livres de fillasse non peignée, 2 livres, de vieille laine, une paire de courroie à bœuf de cuir tannée, 2 peaux de moutons, 2 peaux de veau, une petite hache et une paire de penture, 2 robes de droguet, 7 chemises à enfant, une peau de vache sous poil noir verte, un autre peau de vache sous poil rouge, une cuillère à pot, il s'est trouvé une pièce de toile du pays contenant 35 ? laquelle est donné aux 8 enfants mineurs par les tuteur et subrogé tuteur pour leur faire du linge.

      Il s'est trouvé autour de la maison: une vieille charrette avec ses vieille roues forgés, une vieille carriole avec ses lisses de fer, une vieille charrue avec son vieux soc et coutre et les rouelles, 2 traînes à charroyer avec leurs chaînes et menoires, 79 vieilles et mauvaises planches, 12 pièces de cèdre faisant 4 soles, 4 poteaux et 4 lambourdes, 3 brayes à broyer, un vieux canot, un canot et auge pour porter 40 minots de blé en bois de pin, 50 pièces de bois de pin équarrie pour planches de 10 pieds de long étant au moulin à scie, il s'est trouvé 60 cordes de bois de chauffages que le tuteur et subrogé tuteur ont donnés à Louis-Joseph et Louis-François Rognon son frère pour en faire leur profit et à la charge d'en faire part aux 6 autres enfants mineurs leurs frères et sœurs et ce pour dédommagement de leurs travaux qu'ils ont fait pour ensemencer les terres dépendants de la succession.

      Suit les animaux: un cheval gris âgé d'environ 5 ans avec son vieux harnais, un cheval sous poil rouge âgé de 6 ans avec son harnais, 2 bœufs de charrue un sous poil rouge et l'autre brun âgés de 8 ans, une vache laitière sous poil noir âgée de 9 ans, une autre vache laitière sous poil noir âgée de 8 ans, une autre vache laitière sous poil rouge âgée de 6 ans, une taure sous poil brun âgée de 2 ans, une autre taure sous poil rouge âgée de 2 ans, une taure d'un an, une autre taure âgée d'un an, 7 moutons, 2 brebis et 2 agneaux, 2 cochons nourritureaux verra, 2 autres nourritureaux estropiés, 6 poules, 2 vieilles tarières et 4 tarjettes, une vieille ray à poisson avec ses lignes, 2 avirons à main de bois d'érable, un moule double à chandelle de fer blanc.

      Suit les immeubles: Une terre et habitation de 5 arpents de front sur quarante de profondeur au fief Duquet à St-Antoine de Tilly par devant le fleuve St-Laurent, et par derrière aux terres non concédé, au nord est à Joseph Croteau, au sud ouest à Louis Croteau subrogé tuteur. Sur cette terre est construit une vieille maison de pièces sur pièces couverte de planche, 27 pieds de long sur 20 pieds de large ayant une cheminé de terre au milieu et le tout en mauvais état.

      Un bâtiment composant grange, étable et écurie, dont une partie en bois de charpente et l'autre pièces sur pièces de 60 pieds de long sur 20 pieds de large couvert en paille. Et sur cette terre est semé 22 minots ½ de blé, 3 minots de froment, 2 minots de pois blanc, 4 minots ½ d'avoine.

      Une autre terre ayant 1 arpent de front et 40 arpents de profondeur au fief Duquet par devant le fleuve St-Laurent et l'autre bout les terres non concédées d'un coté au nord est à Jacques Croteau fils et au sud ouest à Noel Lambert. Sur cet arpent de terre est présentement semé 2 minots ½ de blé, 1 minot de pois et 7 minots d'avoine. Tous ces grains seront récoltés au profit des enfants mineurs.

      Une autre petite terre ayant ½ d'arpent 3 pieds et 9 pouces de terre de front sur 40 arpents de terre de profondeur faisant partie d'une terre d'un demi arpent et 7 pieds de front, l'autre moitié appartenant à Louis Croteau oncle maternel et subrogé tuteur situé entre celui-ci et au sud-ouest à Jacques Croteau fils.

      Également appartient aussi à la succession une petite part et portion de terre de 7 pieds ½ de terre de front sur 40 arpents de profondeur entre Louis Croteau subrugé tuteur et au sud ouest Jacques Croteau fils.

      Ces petits bouts de terrain leurs appartiennent suite à la succession du grand-père Charles Croteau et de la grand-mère Marie Dion et divisé en 2 entre Louis Croteau leur fils qui est maintenant subrogé tuteur ainsi qu'à Marie-Françoise Croteau maintenant décédée et revenant à ses 8 enfants.

      Joseph Rognon semble avoir toujours payé ses cens et rente seigneurial. Il y avait une série de quittance dont le dernier daté du 25 novembre dernier.

      Il y avait un billet (une dette) sans date d'Etienne Thomas de la somme de 76 livres provenant de la succession du défunt Charles Croteau. Cette dette devra être partager entre Louis Croteau et les 8 enfants mineurs.

      Puis il y avait l'acte de tutelle des enfants mineurs daté du 1 juillet 1755 laquelle a été élu François Rognon tuteur et Louis Croteau subrogé tuteur.

      Suit les dettes actives: Pierre Croteau fils doit à la succession la somme de 6 livres pour 23 vieille clés à perche qui lui ont été vendues.

      Suit les dettes passives: Joseph Rognon et Marie-Françoise Croteau devait

de l'argent à plusieurs particulier.

1- Au curé 56 livres pour 10 rétributions de messe et sépultures

2- 8 livres à l'oeuvre et fabrique de l'église.

3- 88 livres et 3 sols à François Rognon oncle et tuteur pour argent prêté à son défunt frère.

4- 89 livres 10 sols à Louis Croteau oncle et subrogé tuteur pour fournitures de blé et boissons qu'il a faits aux dits défunts.

5- 10 livres à Jacques d'Estrade, maître d'école, pour 5 mois d'école faite aux enfants mineurs à raison de 40 sols par mois.

6- 47 livres à Mr.Voyer, négociant à Québec, pour fourniture de marchandise au défunt Joseph Rognon.

7- 12 livres 5 sols à Noel Lambert pour argent prêté.

8- 30 sols à Jean-Joseph Dussault pour fournitures faites.

9- 4 livres 17 sols à Jean-Baptiste Bergeron pour façon de planche de sciage.

10- 20 sols à Jacques Drapeau pour cuisson de pain.

11- 20 sols à François Cochon pour remèdes

12- 6 livres à Jean Cochon pour ses soins auprès de la défunte Marie-Françoise Croteau pendant sa maladie.

13- 22 livres à François Dion forgeron pour fourniture des ouvrages de son métier.

14- 9 livres à Louis-Joseph Rognon pour avancé d'argent qu'il a fait tant pour l'acte de tutelle que pour boissons.

15- 4 livres aux 2 arbitres priseurs pour une journée à raison de 40 sols chacun.

16- 40 livres au notaire pour confection du présent inventaire et voyage et expédition.

17- Aux Dames religieuses de l'hôpital général 9 livres 6 sols pour une année d'arrérages des cens et rentes dont les dites terres sont échues le jour de la toussaint dernier.

      Ce qui fait un total de dette de 409 livres et 12 sols. Ce qui fait quand même une grosse dette si on compare le fait que la paire de bœuf était estimé à 140 livres où une vache évaluée à 35 livres d'argent. L'inventaire faisait un document de 18 pages.

 

L’encan

       Par la suite le 4 juillet 1755 au matin on procède à l'encan des biens de la succession. On procède comme suit : François Rognon expose au public les objets à vendre, et sont criés à haute et intelligible voix par Pierre Croteau, et vendu au plus offrant et dernier enchérisseur. En analysant l'encan on se rend compte que certain article n'ont pas été vendu si on le compare à l'inventaire. Des articles tels que: 3 pots de terre, dix vieilles chemises à femme de grosse toile, 2 peaux de moutons, 2 robes de droguet, un vieux canot, un autre canot et auge pour porter 40 minots de blé de bois de pin.

      Également des articles ont étés vendus qui ne figurent pas dans l'inventaire tel que: une couverte verte, une vieille pioche, une faux, une couchette de bois de pin, un vieux cassot de bois, un métier à toile, 2 marteaux, 2 faux, un vieux lit de plume et traverses couvert de toile, 2 vieilles paillasses, une boussole, un grand canot essouché à neuf, une bergère de bois, une bouteille de verre, une bizague cassée, 2 vieilles futailles, un joug, une lanterne, un couteau croche, un petit miroir, une trousse à peigne, un bassin en façon de plat, 3 courtes pointes de droguet du pays, une autre couverte verte, 2 vieux traversins de plume, 1 vieille écuelle d'étain, 1 petit plat de terre, 1 vieux coffre avec sa serrure, 1 métier à faire de la toile avec tous ses agrès cannelier et dévidoir, 1 rouet, 1 fer à flasquer, 1 coffre de bois de pin avec sa serrure, un autre fer à flasquer, 1 vieux fusil, 1 vieille serpe, un bout de scie, 1 petite cassette, 1 salière de bois, 1 baril à huile, 1 vieux saloir, 1 vieille lanterne, 1 couloir de fer blanc, 1 grande armoire de bois de pin avec sa serrure, 1 vieux paire de balance de bois et enveloppe, 1 vieille huche, 1 plaque de poêle cassée, 1 vieille porte de taule, 3 vieilles paillasses, 1 filet à poisson, 1 petite table à pliant et 1 chaise, 1 couchette de bois de pin montant de merisier, 1 vieille carabine, 1 vieille couchette, 1 vieille poêle à frire, une couverte verte, 2 drap de lit de toile, 1 cape de camelot gris, 1 ceinture de satinade, 3 drap de grosse toile, 1 bergère de bois, 1 vent à vanner de bois, 1 vieux baril et vieille tinette, 1 vieux collier à cheval, 1 paire de raquette.

      Dans la vente à l'encan on rencontre certain détail supplémentaire au sujet des animaux. Parmi les nourritureaux estropiés, ils y avaient une truie et un verra. Parmi les moutons ils y avaient 2 béliers, 1 brebis à laine noire et les autres brebis tous de laine blanche.

      Donc plus d'objet vendu qu'inventorié. L'inventaire était estimé à 956 livres et 3 sols, mais il fut vendu à l'encan pour la somme de 1759 livres et 17 sols. Certains objets revenant moitié-moitié avec Louis Croteau, il revenait à celui-ci la somme de 13 livres. Ce qui fait qu'il revient aux héritiers la somme de 1746 livres et 17 sols. On devra diminuer encore la somme afin de payer les 409 livres et 12 sols de dette. L'encan débuta le matin du 4 juillet et se termina à 7 heures du soir le 5 juillet 1755. Jacques D’Estrade, maître d’école signa le procès-verbal de l’encan avec le notaire Sanguinet.

 

Partage des terres

       Ensuite le 7 juillet on procède au partage des terres aux enfants mineurs. Il en coûta 45 livres et 5 sols pour faire la vente par encan. Après avoir régler tout ce qu'il y avait à payer, il restait aux héritiers 1298 livres. Diviser en 8, il revient à chaque héritier la somme de 162 livres et 5 sols. François Rognon le tuteur garde chez lui toute la somme qu'il remettra au fur et à mesure que les héritiers parviendront à l'âge de majorité. [25 ans sous le régime français et 21 ans sous le régime anglais].

      Jacques Houle fils, aide major des milices et Charles Dubois habitant de St-Antoine ont visités les terres du défunt Joseph Rognon afin de les divisées aux héritiers. Ils ont rapportés que le coté nord est de la terre de cinq arpents est de plus grande valeur que le coté sud ouest. Le voisin du nord est est Joseph Croteau. Le premier lot diviser commence à la ligne qui divise la terre avec ce voisin et a une valeur de 40 livres, le 2e lots a une valeur de 60 livres, le 3e lots 60 livres, le 4e lots 30 livres, le 5e lots 15 livres, le 6e 7e et 8e lots 68 livres 6 sols et 8 deniers chacun. Le 8e lots étant voisin de la terre de Louis Croteau subrogé tuteur. Diviser en 8, les héritiers auront chacun 6 perches 4 pieds et 6 pouces. La terre de 1 arpent de front sera aussi diviser en 8, ce qui donnera à chacun 1 perche 4 pieds et 6 pouces de front. Les autres petites terres ne seront pas divisées mais vendues. Alors on jeta au sort à qui appartiendra chacun des lots. Pour ce faire on appela un jeune garçon, François Croteau passant dans le chemin afin de tirer au sort. On mis dans un chapeau 8 billets de papier d'égale grandeur et roulés l'un comme l'autre dans lesquels étaient écrit le 2e 3e 4e 5e 6e 7e et 8e lots. Après les avoir longtemps brouillé et remué dans son chapeau, il tira le 1er lot à Françoise Rognon, le 2e à Marie-Louise Rognon, le 3e lot à Louis-Joseph Rognon, le 4e lot à Véronique Rognon, le 5e lot à Louis-François Rognon,6e lot à Marie-Françoise Rognon, le 7e lot à Marie-Angélique Rognon et le 8e lot à Jean-Baptiste Rognon. Suite à cela ils devront faire à communs frais les fossés et clôtures de ligne. Les bâtiments dessus construits étant de peu de valeur seront communs aux enfants et pourront y résider jusqu'à leur totale ruine. Les 2 autres petites terres seront vendues plus tard.

 

      L'automne suivant les 2 petites terres ne sont pas encore vendues. On écrit à l'intendant de la Nouvelle-France, François Bigot pour avoir l'autorisation de les vendre afin de se libérer des cens et rentes. Ces terres ont un arrérage de 20 livres en cens et rentes. Le 19 novembre 1755, l'intendant donna son accord pour qu'une réunion de famille se fasse pour discuter de la question, ce qui fut fait le 30 novembre. L’attente d’une réponse est longue. Finalement l’intendant François Bigot répond le 21 décembre 1756, et autorise la vende des deux petits lots. On devra annoncer la vente par 3 criées par 3 dimanches consécutifs et la terre sera vendu au plus offrant.

 

      Plus tard certains se marièrent. Marie-Louise épouse Jacques Croteau en 1756, Marie-Angélique épouse Jean-François Houde-Desruisseaux en 1757, Louis-Joseph épouse Marie-Josephte Houde-Desruisseaux en 1758 et Marie-Françoise épouse François Houde-Desruisseaux en 1759. Donc certains ont quittés la maison mais les autres continueront de demeurer dans la vieille maison ancestrale.

 

État de compte de la succession

       Le 3 novembre 1758, François Rognon oncle et tuteur des enfants mineurs rend compte à 4 héritiers parvenu à l'âge de majorité c'est à dire à Marie-Louise (Elisabeth), Louis Rognon (Louis-François), Marie-Angélique et Louis-Joseph Rognon.

Dans ce document on nous fais part des chiffres suivants:

Recette de la vente par encan 1746 livres 17 sols

Dette de Pierre Croteau fils + 6 livres

total 1752 livres 17 sols

Dette de la succession à plusieurs particuliers -409 livres 12 sols

il reste 1345 livres 5 sols

moins frais d'inventaire et autre -47 livres 5 sols

il reste 1298 livres

 à diviser entre 8 héritiers soit 162 livres 5 sols chacun

Des revenus sont ajoutés à cette part d'héritage.

Pour la vente de 2 portions de terre appartenant aux héritiers à Louis-François Rognon l'un des 8 en date d’aujourd’hui 3 novembre 1758. 125 livres.

Pour 10 minots de blé vendu à Jean Croteau à raison de 4 livres le minot, 40 livres.

Pour 30 minots de blé vendu à Pierre Beaudry et Jean Croteau à raison de 4 livres le minot, 120 livres

Pour 13 minots de blé vendu â Jean-Baptiste Bergeron à raison de 57 sols le minot, 37 livres.

Pour 12 minots de blé vendu à ? 3 livres le minot, 36 livres

Pour 6 minots de blé vendu à François Sévigny à raison de 8 livres 19 sols le minot, 41 livres 14 sols.

Pour 11 minots de blé vendu à François Cochon à raison de 8 livres 6 sols le minots, 91 livres 6 sols

Pour 6 minots de blé vendu à Mr. Cardenant à raison de 6 livres le minots, 36 livres.

Total des recettes: 527 livres 1 sol.

Vu que la Nouvelle-France connaît la guerre, on peut voir l'influence qu'elle a ici avec l'inflation des prix. On a vendu le blé de entre 3 livres le minots à 8 livres 6 sols le minots.

 Des dépenses se rajoutent: Frais de justice pour nommé un tuteur, 3 livres pour l'acte de tutelle, 7 livres 10 sols.

À François Rognon tuteur pour travaux, voyage et journée employé pour le biens des mineurs. 12 livres 15 sols payé à Noel Lambert pour journée de travail.

2 jours employés pour aller à la ville, faire l'acte de tutelle à raison de 3 livres par jour, 6 livres.

dépense pour dresser le présent document, 36 livres

Pour expédition de l'acte de partage et autre à M. Sanguinet, 50 livres.

Total des dépense: 115 livres 5 sols.

Recette moins dépense = 411 livres 16 sols

diviser en 8 = 51 livres 8 sols 1 denier

recette de l'inventaire +162 livres 5 sols

Pour un total de 213 livres 13 sols 1 denier

      Les 4 héritiers reçurent ce montant et tiennent leur oncle tuteur pour quitte. A la fin du document on dit que Véronique toujours mineure a demeuré 16 mois avec son tuteur et consommé son revenu tant en nourriture qu'en entretien et elle ne pourra pas avoir part aux recettes de blé qui lui est dû.

 

Échange de terre entre les héritiers

       Ensuite les enfants. Louis-François Rognon échange les 2 petites portions de terre et aussi le 1/8 d'arpent avec Jacques Croteau époux de Elisabeth (Marie-Louise) contre leurs 1/8 de la terre de 5 arpents. Et ce le 3 novembre 1758.

      Également le 3 novembre 1758, François Houle-Desruisseaux époux de Marie-Angélique échange leur 1/8 d'arpent et leur 1/8 de 5 arpents de terre avec Louis Rognon contre la part d'héritage de Marie-Josephte Houle-Desruisseaux, pris d'une terre de 3 arpents de front.

      Le 1 mars 1759, Louis-Joseph quitte St-Antoine, et s’achète une terre de deux arpents et demi de front sur trente arpents de profondeur devant le fleuve St-Laurent à Lotbinière.

      Le 4 mars 1759, Louis-Joseph Rognon vend sa part d’héritage sur la terre d’un arpent de front à son beau-frère Jacques Croteau et sa part d’héritage sur la terre de 5 arpents de front à son frère Louis-François.

      Quelques années plus tard, Jacques Croteau devenu veuf de Marie-Louise Rognon fait un accord avec les héritiers restant le 27 janvier 1770. A même date il achète les parts de succession de Véronique et Jean-Baptiste Rognon, Le 25 novembre 1771, il achète aussi d'autre part de succession de Angélique, Marie-Françoise et de Véronique Rognon.

      Donc les terres de Joseph Rognon et de Marie-Françoise Croteau se sont finalement retrouvées au mains de leur fils Louis-François et de leur gendre Jacques Croteau.