Association des
Familles
Laroche
et Rochette Inc.
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Michel Rognon dit Laroche 1er génération Michel Rognon dit Laroche est né à St-Germain de l'Auxerrois à Paris entre 1637 et 1639. Il est fils de Charles Rognon et de Geneviève Le Parmentier. Il s'agit de l'une des plus anciennes paroisses de Paris où il y a encore une ancienne église. Michel Rognon s'était enrôlé dans l'armée. Mais dans quel contexte? En décembre 1661, François Tapie de Monteil se trouvait à Paris avec d'autres membres de sa compagnie afin d'y acheter des chevaux. La France venait de signer le traité des Pyrénées en 1659, ce qui lui donnait l'Artois et le Roussillon. Les régiments parcouraient la France d'un bord à l'autre. Les capitaines recrutaient les soldats sur les places des grandes villes. Michel Rognon s'était ainsi enrôlé dans la compagnie d'infanterie du régiment de Poitou. Ce régiment était composé de quinze membres. Sur les quinze membres dont la province est connue, un seul venait du Poitou alors que trois venait de l'Ile-de-France (Paris) dont Michel Rognon. Les autres venait de diverses autres provinces. A la fin de 1663, Michel Rognon se trouvait en garnison à Blaye, forteresse sur la Garonne, au sud de la ville de Bordeaux. À cette occasion le régiment dont Michel Rognon fait partie reçoit un ordre de mouvement qui modifiera le cours de son existence. En compagnie de 800 autres soldats, choisis parmi quatre autres régiments d'élite, Michel s'embarque sur un immense navire de guerre de 1200 tonneaux nommé le Brésé. On retrouve une réplique de ce navire dans la nef de l'église Notre-Dame des Victoires à la Place Royale à Québec. Michel Rognon quitte le port de La Rochelle le 2 février 1664. La destination est Cayenne en Amérique du Sud. La mission est de reprendre Cayenne de la main des Hollandais qui l'ont capturée. François Tapie de Monteil était le capitaine de la compagnie d'infanterie dont faisait partie Michel Rognon. Le capitaine agissait sous les ordres du marquis De Tracy. Des écrits du capitaine Tapie de Monteil sur ses expéditions en Amérique sont parvenus jusqu'à nos jours. On y apprend qu'il partit de Blaie le 20 décembre 1663. La garnison passe plus d'un mois à La Rochelle. Enfin on quitte le port le 2 février 1664. Le document dit que "cette île est éloignée de France de 2000 lieux...ces habitants ne recueillent que du sucre et du tabac." Après être partit de Cayenne ils sont arrêtés à la Martinique où ils ont séjournés pendant trois semaines. Ils y ont nettoyé leur navire et les soldats en ont profité pour prendre l'air. Ensuite ils ont passé 14 mois à la Guadeloupe. Finalement le régiment quitte les pays chauds pour la Nouvelle-France le 15 avril 1665. Ils sont arrivés à Québec le 23 juin 1665. Leur mission! Soumettre les Iroquois au roi de France. Depuis plusieurs années les habitants de la Nouvelle-France sont en conflit avec les Iroquois. Il y a régulièrement des morts entre les deux peuples. M. De Tracy garda ses soldats à Québec pendant tout l'été et pour ses quartiers d'hiver. De son coté l'évêque du pays, François de Laval profita de l'occasion pour organiser la cérémonie de confirmation pour les soldats qui ne l'avait pas été en France. C'est ainsi que Michel Rognon fait partie d'un groupe de soldats confirmés le 25 juillet 1665. Une bonne partie du Régiment de Carignan a été utilisée à l'été et à l'automne de 1665 à fortifier le Richelieu. En janvier de 1666, le gouverneur De Courcelles tenta une expédition contre les Agniers qui désavantagea les Français. La compagnie de Monteil passa son premier hiver dans la région de Québec à Beauport ou à l'île d'Orléans. L'acclimatation au pays a sûrement été difficile. Le capitaine De Monteil avait probablement de la difficulté à affirmer son autorité. Au printemps 1666, deux de ses principaux officiers, le lieutenant Louis Chastelain de LeRolle et l'enseigne Laurent Lafont, remirent leur démission au Sieur de Monteil, se remettant entre les mains du Roi. Cette décision a été coûteuse pour Mr.Lerolle qui devait périr quelques mois plus tard aux mains des Iroquois qui l'avait capturé avec d'autre Français lors d'une excursion sur le lac Champlain. Le 14 septembre 1666, une expédition comprenant 700 soldats et 400 habitants et une centaine d'indigènes alliés, envahit le pays des Agniers. Prévenu, les Agniers se retirèrent et l'expédition incendia 4 bourgades et rentra à Québec le 5 novembre 1666. On imagine que Michel Rognon participa à cette expédition contre les Agniers. A l'hiver 1666-67, la compagnie de Monteil hiverna à l'île d'Orléans. Au printemps 1667, la paix semble s'être établie. Louis XIV souhaite qu'une partie des officiers et des soldats demeurent en Nouvelle-France et deviennent colons. Pour s'y faire il leur accorde des vivres pour un an et des gratifications dont le montant varie selon leur grade. Parmi les 1200 soldats envoyés, plus de 400 décident de demeurer en Nouvelle-France dont Michel Rognon. On évalue à environ 250 le nombre de ceux qui sont morts au cour de leur séjour. Quant aux autres, ils retournent en France en 1667 et 1668.
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Concession à Neuville Michel Rognon se voit concéder une terre à Neuville le 20 mars 1667 par M.Bourdon Dombourg. En tout 44 concessions de terre sont faites par Jean-François Bourdon ce jour là. Les contrats ayant été perdus, M. Bourdon fait à nouveau rédiger ces contrats de concession les 30 et 31 mai 1672, chez le notaire Gilles Rageot. A cette date le nombre de censitaires est passé à 55. Michel Rognon s'y établi rapidement. Selon un aveu et dénombrement effectué en 1667, le nom de Michel Laroche y est mentionné. Laroche était le surnom de Michel. On avait l'habitude des surnoms chez les militaires. Le contrat rédigé en 1672 nous donne certaines précisions sur la terre de l'ancêtre Rognon dit Laroche. La terre avait 2 arpents 3 perches et 7 pieds de front sur le fleuve St-Laurent par 40 arpents de profondeur. La limite de sa terre au front débutait à la haute marée. Sur la terre, il n'y avait rien de défriché. C'était du bois debout à la grandeur. Son voisin au sud ouest était Charles de Lory et au nord est Charles Davau dit Lafleur. Michel Rognon avait le droit de pêche sur le fleuve. Il devait remplir certaines conditions. Entre autre "y tenir feu et lieu", de continuer à travailler au défrichement et culture de la terre. Être tenu et obligé de secourir l'un l'autre de ses voisins, faire et entretenir les chemins juger utiles pour la commodité publique, envoyer moudre son grain au moulin à vent de la seigneurie, de faire la clôture de ses deux arpents de terre avec" de bons pieux de cèdre en coulisse ou autre bon bois", Michel devra travailler à faire sa clôture 10 jours consécutifs par an après les semences jusqu'à ce que sa terre soit complètement entourée de clôture, sinon il ne pourra poursuivre personne en justice pour les dégâts que les bestiaux des voisins pourraient faire. Aussi Michel devra payer ses rentes seigneurial [On dirait aujourd'hui les taxes municipale] à chaque année au jour de la St-Martin d'hiver la somme de "3 livres 5 sols et 2 bons chapons vifs et le 30e de tous poissons pêchés et 20 poulettes de l'année. On imagine donc que Michel Rognon dut construire une cabane. Un coup établi comme il faut, il était enfin près pour y accueillir une épouse et fonder une famille. Le roi de France louis XIV envoya des filles à marier en Nouvelle-France. En 1666 il y avait 719 célibataires masculins âgés de 16 à 40 ans contre seulement 45 filles célibataires des mêmes âges. La plupart des colons comptent sur l'arrivée des navires pour trouver une épouse. Entre 1663 et 1673, la colonie recevra près de 800 filles du roi. C'est parmi les filles du roi que Michel Rognon trouva une épouse. Il s'agit de Marguerite Lamain. Le roi défraya le coût de la traversée et procurait quelques biens matériels. La plupart des Françaises qui émigrent en Nouvelle-France arrivent avec peu de bagage. Entre autre elles avaient dans leurs hardes des habits, une cassette, une coiffe, un mouchoir de taffetas, un ruban à soulier, 100 aiguilles, un peigne, un fil blanc, une paire de bas, un paire de gants une paire de ciseaux, deux couteaux, un millier d'épingles, un bonnet, quatre lacets et deux livres en argent. Michel Rognon passa un contrat de mariage avec Marguerite Lamain le 3 septembre 1670. Marguerite Lamain est fille de Jacques Lamain et de Marguerite Deshais de St-Vivien, Rouen en Normandie. Ils se marient en communauté de bien. La dot à l'épouse est de 300 livres. Advenant qu'il n'y aurait pas d'enfant du mariage, Michel et Marguerite se font donation de leurs biens en cas de décès. Michel Rognon savait écrire, tandis que sa future épouse ne savait pas écrire. Le mariage fut célébré à Québec le 14 septembre 1670. Tout en défrichant sa terre, Michel et Marguerite y élevèrent 6 enfants:
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Enfants de Michel Roqnon et Marquerite Lamain 1- Charles Rognon né le 23 février 1673 à Neuville (reg.le 26 à Québec) décédé le 22 janvier 1718 à St-Augustin 1°mariage le 9 novembre 1699 à Québec Marie-Anne Martel (voisine) décédée à St-Antoine Tilly lors d'un accouchement le 21 février 1703.(inhumé avec son enfant) 2-mariage le 2 juillet 1703 à St-Antoine Tilly à Marie-Charlotte Huot-St-Laurent. Ils quitteront St-Antoine Tilly pour vivre quelque temps à Neuville et ensuite à St-Augustin. Ils ont vécu sur la terre paternel. Enfants:-Charles Rognon né 1705 L'Ange-Gardienmarié 3 septembre 1731 Neuville, Angélique Mathieu-Marie-Anne Rognon née 12 mars 1707 Neuvilledécédée 25 juillet 1707 Neuville-Marie-Anne Rognon née 12 mars 1708 Neuville-Joseph Rognon né 24 février 1710 Neuvilledécédé 23 août 1712-Gabriel Rognon né 21 septembre 1712 Neuvilledécédé 10 décembre 1713 2- Denis Rognon né le 3 octobre 1674 à Neuville (reg. le 20 à Québec) décédé le 31 décembre 1746 à Neuville (inventaire par Choret le 7 février 1747) marié le 16 février 1700 à Neuville à Marie Chiron. La famille vécut à Neuville. Enfants:-Marie-Françoise Rognon née 8 décembre 1700 Neuvilleinventaire des biens le 24 avril 1778 not.Plantémarié 19 novembre 1736 Neuville, Nicolas Croteau-Louis-Joseph Rognon né 28 octobre 1702 Neuvilledécédé 21 janvier 1703 Neuville, 3 mois-Louis-Joseph Rognon né 11 janvier 1704 Neuvilledécédé 14 janvier 1704-Jean-François Rognon né 12 avril 1705 Neuvilledécédé 3 mai 1705 Neuville-Marie-Louise Rognon née 24 août 1706 Neuville-Marie-Thérèse Rognon née 26 mai 1709 Neuvillemarié 19 novembre 1736 Neuville, Claude Bergeron-Marie-Charlotte Rognon née 8 novembre 1711 Neuvilledécédée 18 septembre 1713 Neuville, 22 mois-Marie-Charlotte Rognon née 13 mars 1714 Neuvilledécédée 16 février 1774, 60 ansmarié 3 février 1739 Neuville, Jean-Baptiste Houde-Marie-Madeleine Rognon née 13 mars 1714 Neuvillemarié 9 février 1733 Neuville, Pierre Garnier 3- Guillaume Rognon né le 2 novembre 1676 à Neuville (reg.à Québec) décédé le 16 mars 1750 à Ste-Croix Lotbinière 1- mariage le 1705 avec Angélique Houde Enfants:-Jean-Baptiste Rognon né, décédé avant 1760marié 6 janvier 1746 Ste-Croix Lot. Suzanne Choret-Marie-Angélique Rognon née1°mariage 8 juillet 1743 Ste-Croix Lot. Jacques Martel, veuf Elisabeth Rondeauleurs enfants s'établirent en Mauricie.2°mariage 22 février 1762 Ste-Croix Lot. Antoine Bourgouin, veuf M.Anne Béchard-Marie-Louise née1°mariage 13 février 1730 Ste-Croix Lot. Jacques Biron2°mariage 3 novembre 1745 Ste-Croix Lot. François Bussière-Michel Rognon némarié 7 janvier 1732 Ste-Croix Lot. Marie-Josette Denevers-Pierre-Joseph Rognon némarié 5 février 1742 Ste-Croix Lot. Marie-Josette Dubois 2- mariage le 8 janvier 1731 à Lotbinière avec Marie-Madeleine Girard,
veuve de Daniel Denevers.
La famille vécut à Lotbinière. 4- Marguerite Rognon née le 15 décembre 1678 à Neuville (reg. à Québec) Elle a d'abord été fille mère. Le 12 juin 1694, elle donnait naissance à Neuville d'une fille nommé Marie-Madeleine Rognon. Père inconnu. Cette fille décéda le 8 février 1695 à 8 mois. Elle épousa par la suite le 18 avril 1695 à Neuville Julien-Charles DeSevigny 27 ans, fils de Gilles et de Gilette Defoy originaire de Bretagne en France. La famille vécut à Neuville. Enfants:-Jean-François De Sévigny né 5 juillet 1727 Neuvillemarié 11 novembre 1743 St-Antoine Tilly, Marie-Anne Croteau-Antoine De Sévigny némarié 10 janvier 1735 Neuville, Marie-Françoise Béland-Marie-Louise De Sévigny née 9 avril 1696 Neuvillemarié 9 novembre 1716 Neuville, Joseph Charpentier-Marie De Sévigny néemarié 10 septembre 1718 St-Augustin, Laurent Dubeau-Marie-Françoise De Sévigny née 16 juillet 1716 Neuville-Marie-Françoise De Sévigny née 20 février 1700 Neuville-Marie-Charlotte De Sévigny née 4 novembre 1710 Neuville-Joseph De Sévigny né 21 janvier 1714 Neuville 5- Jeanne Rognon née le 2 janvier 1681 à Neuville mariée le 3 septembre 1699 à Neuville Joseph Loriot 24 ans, fils de Jean Loriot et de Agathe Merlin. Ils demeurent à Neuville. Par la suite à St-Augustin. Enfants:-Pierre-Joseph Lauriot némarié 17 janvier 1735 Neuville, Marie-Gabrielle Jean-Denis-Marie-Françoise Lauriot néemarié 30 janvier 1731 Neuville, Pierre Trudel-Michel Lauriot né 10 février 1708 Neuvilledécédé 14 avril 1711 Neuville-Gabriel Lauriot né en septembre 1712 Neuvilledécédé 10 décembre 1713 Neuville-Marie-Louise Lauriot née 23 janvier 1712 Neuvilledécédé 6 juin 1713 Neuville, 17 mois-Marie-Jeanne Lauriot née 16 février 1704 Neuvilledécédée 24 février 1704 Neuville-Marie Lauriot néedécédée 28 avril 1710 Neuville, 9 ans. 6- Louis Rognon né le 22 juillet 1683 à Neuville (reg.le 23) décédé en juin 1718. Il est notre aïeul.(voir 2e génération) marié le 30 août 1707 à Neuville ave Marie-Anne Grenon. La famille vécut à St-Antoine de Tilly. À 45 ans, Michel Rognon décède le 8 novembre 1684 à Neuville Il fut inhumé le 10 novembre suivant. Marguerite Lamain ne restera pas veuve longtemps. A peine 2 mois après le décès de Michel Rognon, Marguerite Lamain épouse en seconde noce Pierre Mercier, fils de feu Gabriel Mercier et de feu Perine Coidrièle, originaire de St-Denys, Luçon en France. Pierre Mercier a 32 ans et Marguerite 29 ans. Le mariage est célébré le 8 janvier 1685 à Neuville. 8 enfants naîtront de ce mariage, mais seulement 2 parviendront à l'âge adulte. Donc Marguerite eut en tout 14 enfants, dont 8 à l'âge adulte. Enfants de Pierre Mercier de de Marguerite Lamain 1- Guillaume Mercier né le 7 août 1685 à Neuville décédé le 21 août 1685 à Neuville 2- Honoré Mercier né le 7 août 1685 à Neuville décédé le 21 août 1685 à Neuville 3- Antoine Mercier né le Il août 1686 à Neuville décédé marié le 13 août 1709 à Neuville Angélique Milet 4- Marie-Françoise Mercier née le 11 décembre 1688 à Neuville décédée le 21 décembre 1688 à Neuville 5- Pierre Mercier né le 16 mai 1690 à Neuville décédé le 17 mars 1692 à Neuville 6- Joseph Mercier né le 7 mars 1692 à Neuville décédé le 17 mars 1692 à Neuville 7- Pierre Mercier né le 17 mars 1693 à Neuville décédé le 7 novembre 1769 à Montréal marié le 15 novembre 1717 (contrat mariage le 13 avril 1718) St-Frs.Xavier Baie-St-Paul Louise Ledoux 8- Thérèse Mercier née le 6 février 1697 à Neuville décédée le 24 février 1697 à Neuville
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Vu le décès de Michel Rognon en 1684, la terre de Neuville a été laissé en héritage, soit la moitié à son épouse et l'autre moitié au 6 enfants du premier mariage. Alors chaque enfant ne lui restait que quelques pieds de terre. Donc impossible de vivre chacun dans sa petite portion de terre. Donc on verra Pierre Mercier dans les années suivantes loué et acheté des terres. Par la suite faire des donations en échange de leur part d'héritage. Pierre Mercier louera d'abord une terre le 23 août 1688 appartenant au voisin de Honoré Martel. Les contrats de location durent habituellement 3 ans. Le bail terminé on voit Pierre Mercier loué une autre terre à Neuville de Nicolas Dupont, le 3 juillet 1691. Ce Nicolas Dupont est le seigneur de la place. La location débute le 20 avril dernier et consiste à 7 arpents de terre de front sur le fleuve. Le contrat est très difficile à lire. Il est mentionné que le locataire ne pourra prendre du bois sauf pour se chauffer et entretenir ses bâtiments. Le 9 avril 1695, Marguerite Rognon fille de Marguerite Lamain passe un contrat de mariage avec Julien-Charles DeSévigny. A cette occasion Marguerite Lamain louera une vache la veille du mariage et fournira les habits nuptiaux à sa fille. Le 8 novembre 1697, Pierre Mercier donne une terre à Denis Rognon. La terre est situé en la seigneurie de Maure et contient 3 arpents de front sur le fleuve sur 30 arpents de profondeur entre la terre de Rémi Dupille et de la famille Vallière. La seigneurie de Maure semble faire partie de ce qui est aujourd'hui St-Augustin. Le 11 août 1709, Pierre Mercier et Marguerite Lamain font donation à leur fils Antoine Mercier à l'occasion de son mariage, d'une terre, soit la moitié d'une habitation à Neuville de 2 arpents 3 perches et 7 pieds sur 40 de profondeur joignant au sud ouest Honoré Martel dit Lamontagne et au nord est René Letarte. Il s'agit donc de la moitié de la terre que Michel Rognon avait défriché. Le 18 mars 1710, Antoine Mercier renonce à la donation qui lui avait été fait l'été d'avant. Le 19 mai 1710, Pierre Mercier et Marguerite Lamain procède donc à une autre donation, cette fois-ci à sa fille Marguerite Rognon et son gendre Charles Sévigny. La portion de terre donné est de un arpent? perches faisant partie d'une terre de deux arpents. Aussi ils donnent la moitié des meubles appartenant à Marguerite Lamain à condition que Charles DeSévigny et sa fille Marguerite Rognon les nourrissent, logent et prennent soin d'elle en santé et maladie. Et qu'ils fassent de même avec Pierre Mercier leur beau-père, "ni les chagriner mal à propos". Et au cas que Marguerite Lamain ne puisse pas faire chambre à part, les Sévigny verront à en faire une pour "n'offrir point d'incommodité du bruit des enfants et amis. Cette donation a été ratifié le 12 janvier 1712. Le 26 mars 1712, Marguerite Lamain et Pierre Mercier procède à une donation à leur fils Charles Rognon. C'est une portion de leur terre, soit un arpent une perche et demi et quelque pied qui sont la moitié de la terre qu'ils leur restent, sur le fleuve par 40 arpents de profondeur. Cette terre était une partie de la terre que Marguerite Lamain avait donné à Antoine Mercier que celui-ci avait renoncé quelques mois plus tard. Marguerite Lamain l'avait redonné par la suite à sa fille Marguerite Rognon et Charles DeSévigny et y ont renoncé le 22 mars 1712. Marguerite Lamain donne ainsi tous les meubles à son fils Charles, sauf une vache à lait qu'elle se réserve. Charles Rognon devra pacager et hiverner la vache. Il devra aussi nourrir et loger sa mère sa vie durant et faire dire 20 messes après sa mort. Il devra aussi lui apporter soin lorsque malade. Et au cas où Marguerite Lamain ne s'accorderait pas avec son fils Charles, celui-ci sera obligé de lui donner la somme de 60 livres tous les ans si elle quitte la maison pour demeurer ailleurs. Le 8 juillet 1712, Charles Desévigny et Marguerite Rognon de la seigneurie de Maure échange avec Charles Rognon leur 1/6 d'héritage de Michel Rognon soit 1/6 d'un arpent, une perche, 12 pieds! et terre par 40 arpents à Neuvi11e. En contre-échange Charles Rognon cède un terrain de 2 arpents sur 7 arpents de profondeur. le 6 août suivant ratification de ce contrat est fait. Le 20 juillet 1712, Pierre Mercier et Marguerite Lamain font une vente à Charles Rognon. L'objet de la vente: un arpent 2 perches de terre de front sur 40 arpents de profondeur à détacher d'un arpent une perche et 12 pieds! de terre de large en la seigneurie de Neuvi11e sur 40 de profondeur. D'un coté de la terre il y a la veuve Letarte et l'autre coté a déjà été donné à Charles. Cette portion de terre est la part d'héritage que Marguerite Lamain a eu suite à la succession de son défunt mari Michel Rognon. le prix de vente a été fixé à 70 livres et Charles a payé 30 livres en argent plus une carriole et un poil roux âgé de 8 ans, lequel Marguerite Lamain et Pierre Mercier s'en tiennent bien content. L'automne suivant Pierre Mercier décède à Neuvi11e le 17 novembre 1712 âgé de 60 ans. Veuve pour la deuxième fois, elle demeure chez son fils Charles sur la terre ancestrale. Le 10 octobre 1714 il est question cette fois-ci d'une donation de Marguerite Lamain à Charles Rognon son fils. C'est un arpent une perche et demi et trois pieds et demi de terre de front sur 40 arpents de profondeur. Charles devra fournir à sa mère à tous les ans, la quantité de 18 minots de blé froment payable à l'hôpital générale de Québec où elle demeure, en deux payement égaux de 9 minots chacun dont le premier le 1 février de chaque année et l'autre au "fille de pasques". Marguerite Lamain décèdera quelque jour plus tard. Un contrat de vente de Louis Rognon à Charles Rognon passé 10 jours plus tard le 20 octobre 1714 parles de Marguerite Lamain comme étant décédée. le 13 janvier 1715 une ordonnance est faite par le sieur Hazeur curé de la Pointe aux Trembles (Neuville) pour faire le partage des terres en dispute entre Charles Rognon et sa mère Marguerite Lamain. Michel Bégon intendant de la Nouvelle-France fait, suite au décès de Marguerite Lamain ordonne que la dispute se règle devant le curé de la paroisse et devant 2 arbitres pour tirer au sort les portions de terre à laisser aux héritiers. Les arbitres tiendront compte des labours que Charles Rognon y a fait. Le 17 juillet 1715, la situation n'est pas encore réglée. l'intendant fait une deuxième ordonnance pour que la succession de Marguerite Lamain se règle. Par la suite il semble que ce soit finalement réglé. Il n'y eut plus de dispute. Voici 2 recensements concernant Michel Rognon. En 1681 Michel Rognon a 42 ans, Marguerite Lamain 24 ans. Ses enfants Charles 10 ans, Denis 7 ans, Guillaume 5 ans, Marguerite 3 ans et Jeanne 2 ans. Ils habitait la seigneurie de Dambour Neuville entre Charles Davault et Honoré Martel. Il possédait un fusil, 3 bêtes à corne et 12 arpents en valeur. En 1692 à Neuvi11e, il y avait 1 église et presbytère, 380 habitants, 56 maisons, 1012 arpents de terre à semer, 57 arpents en pré, 3291 minots de blé, 482 minots de blé d'inde, 246 minots de pois fèves, 316 minots d'avoine, 230 bêtes à corne, 169 cochons, 85 armes à feu et 5 épées.
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